Fraîcheur scénique…de l’impro recto-verso!

Compte rendu de la soirée à travers les yeux de Vincent Rainville (Pêches)

C’est à même le décor de la prochaine production du Théâtre des gens de la place intitulée  « Contes à rebours » que le spectacle de la LIM prenait place cette semaine. Ce fut donc sur une scène surplombée de deux estrades que les membres des Blancs et des Pourpres nous en ont mis plein les yeux sur 360°!

La mise en scène de la soirée :

Pour cette catégorie, deux improvisations ont particulièrement retenu mon attention. Tout d’abord, chez les Blancs, un pilote d’avion trop confiant (Tanguay) décide d’atterrir malgré les interdictions du contrôleur aérien (Francoeur) en plein milieu du Festival de la Galette de Sarrasin. C’est à travers les yeux paniqués des joueurs Villeneuve et Gagné (un couple de passagers) que nous assisteront à cet atterrissage forcé !

Du côté des Pourpres, un carambolage monstre prend forme sur l’autoroute (probablement aucunement inspiré par des événements récents). Suite à l’accident, le chaos s’installe rapidement alors que l’automobiliste (Potvin) aux prises avec de « sérieux problèmes de gestion des émotions » enflammera le peu de civisme déjà présent.
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La LIM dans le décor du TGP

Le 21 mars, la Ligue d’improvisation mauricienne (LIM) présente un spectacle improvisé dans le décor de la prochaine production du Théâtre des gens de la place (TGP) : Contes à rebours «Filles en série». 

Il s’agit d’un spectacle de la saison régulière de la LIM, mais dans un décor tout à fait inhabituel. Les comédiens improvisateurs découvriront la scène et le décor le soir même. « C’est un beau défi pour nos équipes. Avoir un nouveau décor les sort de leur zone de confort pour apporter les histoires et les personnages dans des directions inattendues. », mentionne Benoit Pedneault, directeur artistique de la LIM.

Une collaboration pratique, mais créative

Le TGP souhaitait installer son décor en salle pour des répétitions le week-end précédant la première devant public. La LIM, occupant la salle entre ces dates, a donc proposé de présenter un spectacle dans le décor de la production, évitant un montage et démontage supplémentaire.

La LIM dans le décor du Théâtre des nouveaux compagnons. Crédit photo Laurie Pleau

 

 

 « Nous avons également joué dans le décor de La Noce du Théâtre des Nouveaux Compagnons en janvier pour les mêmes raisons, précise Jocelyn Garneau, président de la LIM. Cette belle collaboration entre institutions théâtrales trifluviennes de renom allait de soit. Comme nos organisations sont bénévoles, nous trouvons des moyens originaux de combiner nos efforts afin de présenter des spectacles uniques au public. »

« Plusieurs de nos membres évoluent également au sein de la LIM. C’est pourquoi l’occasion est belle d’être solidaires afin de promouvoir la culture trifluvienne en provoquant cette rencontre entre l’improvisation et le théâtre. », ajoute Mylène Renaud, directrice artistique du TGP.

Contes à rebours 2016 du TGP. Crédit photo Lauréanne Daneau

Un spectacle unique

Le spectacle improvisé de la LIM dans le décor du TGP n’est présenté qu’une seule fois le 21 mars à 20 H à la Maison de la Culture de Trois-Rivières. Les billets sont en vente au coût de 7 $ pour l’admission générale et de 5 $ pour les étudiants. Les personnes souhaitant s’en procurer peuvent le faire à la billetterie le soir du spectacle ou encore au http://www.enspectacle.ca.

Également, pour plus de détails sur la prochaine production du TGP, visitez le http://tgptheatre.com/productions-item/contes-a-rebours-2/.

La femme qui aimait trop… l’impro

Compte rendu de la soirée à travers les yeux d’Alex Drouin (Pourpres)

 Pêches et Jaunes étaient sur notre scène ce mardi alors que la tempête rageait dehors à grand coup de flocons tourbillonnants. Véronique Gagné, maître de jeu pour l’occasion, avait préparé des thèmes inspirés de biographies cheaps de « vedettes » québécoises : Marie-Chantal Toupin, Anne-France Goldwater, Mélanie Chouinard et Julie Lemay. Ces derniers noms ne vous disent rien? C’est normal! (L’ex d’Éric Lapointe et une ex-lofteuse. Bref, des ex-vedettes.) Également, les Pêches accueillaient une joueuse substitut en Mylène Mongrain, sœur cadette de la capitaine Élodie Mongrain.

Moments coup de cœur de la soirée: Plusieurs citations d’Hélène Martin ont été comme de la musique (rigolote) à mes oreilles durant la soirée. Notamment, sans ordre précis :  

« On ne pointe pas pendant une pleine lune! »

« La Mecque de la nourriture, j’ai nommé : le Provigo! »

« Louve-Garoute » Visiblement le féminin de loup-garou.

J’ai d’ailleurs cherché de dernier terme dans Google pour valider son existence. Ne le faites SURTOUT PAS dans la section « Images » du moteur de recherche, vous m’en remercierai.

La mise en scène de la soirée : Les Pêches ont clôturé la soirée avec une scène digne des plus grands films de Charlie Chaplin avec une trame sonore bien ragtime. Sans parole, ils nous ont fait vivre moult moments muets (essayez de dire ça 5 fois de suite à voix haute). Mention spéciale à Laurence Gélinas, jouant du piano mimé et tournant les pages des partitions mimées aussi comme dans le temps des vieux cinémas!

La surprise de la soirée : Saviez-vous qu’il existe une allée X à l’épicerie, derrière un mur tournant activé par une canne de petits pois? C’est ce que nous ont appris les joueuses Hélène Martin et Élodie Mongrain, dans un passage secret « Comme dans Harry Potter! », comme le disait cette dernière. Le commis un peu louche (Samantha Bérubé) pourra vous offrir les meilleurs produits de cette allée, mais attention à son autodestruction! (L’allée, pas le commis.)

 Le moment d’émotion de la soirée : Deux improvisations longues comparées sous le thème d’un mauvais accueil nous ont donné les émotions fortes. D’abord, les Pêches présentaient l’histoire d’une orpheline (Mylène Mongrain) adoptée par une famille vulgaire, pauvre et sans éducation pour qui le sel est une épice exotique. Après une crise de l’orpheline-plus-orpheline-puisque-maintenant-adoptée, nous apprenons que cette famille connaît la définition du mot muscade et l’œuvre de Michel Tremblay. Comme quoi les apparences sont trompeuses!

Chez les Jaunes, nous avons été transportés en Nouvelle-France où les Filles du Roi étaient contraintes par l’Église Catholique à avoir de nombreux enfants au nom de la religion. N’en pouvant plus des hommes abusifs, l’une d’entre elle (Hélène Martin) confronte le curé autoritaire (Jocelyn Garneau) qui l’enverra rejoindre son défunt en la strangulant. (Toujours au nom de l’Église Catholique!)

Une improvisation marquante : L’exorciste d’un utérus. Oui, oui! Vous avez bien lu et moi je l’ai bien vu! Incapable de concevoir, une femme (M. Mongrain) se rend chez le médecin (L. Gélinas) avec une amie (Alexandra Carignan) pour en apprendre plus sur les plaisirs de la chair. Invitant un curé (É. Mongrain) le diagnostic est clair : il faut procéder à l’exorciste de l’utérus de la malade! (Toujours au nom de l’Église Catholique!)

Conclusion :

Les Jaunes remportent finalement le spectacle par la marque de 21 à 12 et trônent en tête du classement général. La semaine prochaine, Blancs et Pourpres seront dans le décor du Théâtre des gens de la place pour une autre soirée unique, originale et improvisée! On s’y voit?

 

Étoile des Pêches : Élodie Mongrain
Étoile des Jaunes : Samantha Bérubé
Mention du maître de jeu : Jocelyn Garneau

Colonel et les animaux

Compte rendu de la soirée à travers les yeux de Maxime Tanguay

Le début du mois de mars nous apporte toujours son lot de grands classiques. Que ce soit la météo complètement imprévisible, les nombreux reportages sur le tourisme de l’érable ou encore, la semaine de relâche des étudiants. Ces étudiants, ayants un couvre-feu plus lousse que d’habitude, se sont effectivement montrés le bout du nez au spectacle de la LIM. Résultat : la plus grosse foule de l’année. Les joueurs des Jaunes et des Pourpres sont très fébriles de jouer devant une salle aussi bondée. Notre maître de jeu pour la soirée, l’honorable Stéphane «Gant d’or» Corriveau, nous fait croire qu’il nous parlera du monde animalier alors qu’il s’agit plutôt d’une excuse pour ne parler que de son nouveau chien, Colonel Claude-Chapeau. Bien joué Stéphane!

Moments forts de la soirée :

Est-ce la quantité de jeunes provenant du secondaire dans la salle qui aura poussé les jaunes a proposé une improvisation de camp de jour? Nul ne le sait. On y retrouve Kit-Kat (Cholette-Janson) et Guimauve (Bérubé) qui ont le coup de foudre l’un pour l’autre. L’été tire à sa fin et les animateurs doivent quitter le Camp du Lac à la Tortue pour retourner à la maison. Manque de courage, l’amour n’est pas avoué. Kit-Kat, songeur, décide que Guimauve vaut la peine de passer 10 ans de vie à faire le tour du Québec (mais surtout Montréal) en criant son nom pour la retrouver. Après des recherches, il trouve sa réponse : Les Jeanettes de la Côte-Nord! Il retrouve enfin sa Guimauve! Il lui propose un mariage, elle hésite… et ne dit rien! Est-ce que les Jaunes fourniront la suite de cette aventure lors d’une prochaine soirée? Je l’espère.

Moment coup de cœur de la soirée :

Après plusieurs années à voir et faire de l’improvisation, mes goûts ont changé quelque peu. Je me retrouve souvent à avoir des moments coup de cœur qui n’ont pas un lien direct avec l’histoire mais plutôt avec les joueurs qui l’écrivent. Mon coup de cœur revient donc à Pascal Cholette-Janson et Jocelyn Garneau qui nous présente un inventeur solitaire qui, en 2050, crée un robot ressemblant à son amour de jeunesse. On se retrouve rapidement en territoire tabou. Un homme peut-il avoir une relation plus qu’amicale avec son robot? Ce qui m’a séduit n’est pas l’histoire (bien ficelée), l’interprétation (solide) ou encore le rythme (soutenu). Je suis plutôt tombé en amour avec le «jeu» des deux joueurs où l’un tente constamment de déstabiliser l’autre et vice versa. Que se soit Pascal qui force Jocelyn à réciter les 3 lois de la robotiques ou encore Jocelyn faisant faire ce qu’il veut à Pascal, le plaisir était palpable et communicatif. Exactement la raison qui me pousse à consacrer tous mes mardis à la LIM. Merci les gars!

La mise en scène de la soirée :

Les Pourpres sont reconnus pour être énergiques et en mouvement. Ils nous ont cependant présentés l’improvisation la plus tranquille de la soirée. S’inspirant probablement de l’univers de «The Office», on voit quatre travailleurs qui entrent dans l’ascenseur à tour de rôle. Cette scène est reproduite à plusieurs reprises pour souligner l’aspect routinier des personnages. Cependant, le drame frappe de plein fouet le jeudi matin. La quatrième employé (Pleau) a entré dans l’ascenseur, généralement avec les cafés des trois autres, n’arrivent pas! On ouvre et on ferme les portes à répétition. On crie. On panique. On se frappe le visage sur le mur. La routine, douce couverture confortable, n’est plus. Jusqu’à ce qu’elle arrive, en retard. La routine avait raté l’autobus ce matin là! Tant mieux, les personnages retrouvent leur confort.

La surprise de la soirée :

L’Égypte ancienne est une civilisation qui a été étudiée par de nombreux spécialistes et sous tous les angles. Encore aujourd’hui, on retrouve des archéologues (Potvin et Bérubé) près des pyramides, tentant de faire la nouvelle grande découverte. Alors qu’ils croient n’avoir trouvé que la carte de crédit égarée d’un touriste (Garneau), ce même touriste vient récupérer la carte et donne en échange la croix en or ancienne qu’il a trouvé à cet endroit. La surprise est palpable chez les joueurs Potvin et Bérubé qui se retrouvent au milieu d’un ouragan d’événements. Un homme mystérieux (Drouin) vient éliminer le touriste, pour le punir d’avoir trouvé un trésor. Ensuite, deux serviteurs de la pyramide (Carignan et Cholette-Janson) apparaissent de nulle part pour momifier le corps du touriste. L’improvisation se conclut avec une chorégraphie de danse déconstruite et brutale de la momie et des deux serviteurs. Non mais, dans ta pipe Brendan Fraser!

Le moment d’émotion de la soirée :

Qui a-t-il de plus déprimant que d’avoir une amie qui attire tous les regards alors que l’on demeure seule? Nous avons pu le vivre par les regards attristés, les commentaires désespérés et les 14 crèmes glacées (ben oui comme d’habitude Tabarn*k!) de la joueuse Côté. En effet, son amie (Pleau) se retrouve poursuivie par un jeune homme (Drouin) qui veut absolument prendre une égoportrait avec la jeune fille, la trouvant si belle. La beauté refusant la demande du garçon (parce qu’elle disparaîtrait dans l’appareil ayant prit la photographie), la pauvre Côté tente de faire comprendre au jeune homme qu’elle voudrait bien remplacer son amie sur la photo! Elle est belle, elle aussi! Elle mérite l’attention, elle aussi! Si convaincant que j’ai eu presque l’envie de sauter sur scène avec mon téléphone pour prendre une photo avec elle.

Une improvisation marquante :

Lorsqu’il y a une demoiselle en détresse, il y a toujours un héro tout près. Que ce soit un chevalier, un soldat, un gentleman ou encore, un concierge. Madame (Côté) a renversé la moitié de son verre d’eau par terre. Le concierge (Garneau) vient à la rescousse. Lorsque le joueur Garneau mime l’action de passer la moppe, la joueuse Côté commente sur «les drôles de sons qu’il fait pour accompagner ses gestes». Il n’en fallait pas plus pour réveiller la bête. Tous les gestes qui suivirent furent accompagnés de sons. Les improvisateurs ont découvert un nouveau jouet et il ne se lasseront pas de l’utiliser. L’histoire se développait tout de même à fond de train. Madame avoue que sa vie est une succession de dégâts et le concierge lui offre de faire du ménage. Jeux de mots osés, bruits loufoques, amour naissant et musique d’ambiance (Le joueur Drouin avec un micro) s’unissent pour créer cette histoire d’amour à l’eau de javel!

Conclusion

Cette belle soirée se termine par la marque de 96 à 42 pour les Jaunes. Je tiens à souligner l’importance du public et de l’énergie qu’il a fourni aux joueurs tout au long de la soirée. Comme le dit souvent le grand philosophe Rémi Francoeur : «Quand tu fais des sketchs en jogging devant personne, t’as juste l’air con!». On se revoit la semaine prochaine alors que les Pêches rencontrent les Jaunes, sous la tutelle de la maîtresse de jeu Véronique Gagné des Blancs!

Étoile des Jaunes : Laurie Pleau
Étoile des Pourpres : Jocelyn Garneau
Étoile du maître de jeu : Katy-Êve Côté

Cryptozoologie, tartare, film noir et Auberge du chien noir

Compte rendu de la soirée à travers les yeux de Laurence, joueuse des Pêches.

D’année en année, le Whose LIM est pour la Ligue d’improvisation mauricienne – et pour le public – un événement grandement attendu et un plaisir renouvelé. Seraient-ce la variété des improvisations qu’on y retrouve, le comique des joueurs ou encore les chemises colorées qui rendent cet événement si mémorable? Dans tous les cas, il n’y a pas à dire, l’édition 2017 n’aura pas démenti la réputation du Whose LIM! Le public a en effet eu droit à une soirée haute en couleurs – et je ne parle pas seulement ici des chemises  des joueurs. C’est sous la gouverne de Guillaume Cholette Janson, un ancien joueur de la LIM maintes fois étoilé, que se sont succédé les improvisations, toutes plus drôles les unes que les autres. Je vous résume donc ici les grandes lignes de cette soirée, soirée teintée d’actualité mais surtout de rires!

Moment fort de la soirée : Plusieurs moments du Whose LIM seraient dignes de mention, mais, puisqu’il faut choisir, je vous dirais que la chanson blues qu’a chantée Jocelyn Garneau pour charmer une jeune femme du public a su me ravir. Suivant admirablement le tempo, le joueur Garneau a enchaîné rimes, images poétiques et références trifluviennes pour signifier ouvertement son amour. Un vrai Bob Walsh! L’histoire ne dit juste pas si la jeune femme du public a cédé à cette démonstration d’amour musicale… 

Moment coup de cœur de la soirée : Si la participation du public est particulièrement sollicitée à travers toute la soirée dans les Whose LIM, l’impro bruitée a encore plus mis de l’avant cette participation. Deux membres du public ont ainsi été invités à produire tous les bruits d’une des improvisations(!) des joueurs Jocelyn Garneau et Rémi Francoeur. Au menu : deux policiers qui décident de se commander un tartare. La table était mise pour une série de  rebondissements, allant d’une confrontation entre les deux protagonistes, à une poursuite policière, jusqu’à… des bruits de ventre qui gargouille. À la fin de cette improvisation, vu la participation active des deux membres du public, nous pouvions même nous demander : en réalité, qui, des joueurs ou des bruiteurs, challengeait qui?

Mise en scène de la soirée : Sous l’œil attentif d’un réalisateur déluré (Alex Drouin), les joueurs ont eu à reprendre à plusieurs reprises la même scène d’un film, renouvelant chaque fois leur proposition de mise en scène d’une manière originale. Les deux pompiers (Laurie Pleau et Rémi Francoeur) et le vieillard antipathique (Jocelyn Garneau) – au casting douteux – ont ainsi eu à créer plus de contacts, à jouer dans l’univers de Passe-partout et même à recréer ladite scène à la façon d’un film postexpressionniste allemand. Cela dit, sans contredit, il me semble que la version de cette même scène où les acteurs devaient être des marionnettes a été la plus cocasse à voir! Ce que je retiens de cette improvisation, c’est qu’il n’est pas facile d’atteindre sa poche de pantalon lorsque l’on est une marionnette.

Surprise de la soirée : Le Whose LIM comporte nombre de jeux variés, et le jeu « Tel que vu à la télé », où des émissions de télévision viennent influencer une improvisation, a vraiment été la surprise de ma soirée. Il faut dire que l’interprétation des joueurs et l’intégration des référents des émissions à l’improvisation avaient tout pour nous surprendre et nous faire rire. Voici l’histoire : deux alpinistes gravissent l’Everest, accompagnés de leur sherpa. Mais n’y a-t-il qu’eux en ces lieux ? Ces personnages ont vu tour à tour leur univers transformé en émission de jeu télé (« Le cercle », avec Charles Lafortune; « Whose Line is it Anyway »), en télé-réalité (« L’amour est dans le pré »), en émission politique (« House of Cards » – gros plans inclus) et en émission familiale (« L’auberge du chien noir »… ou était-ce « de la chèvre des montagnes noire » ?). Chaque fois, les joueurs ont su intégrer avec brio l’essence de l’émission proposée à leur improvisation. Mention à Alex Drouin pour sa juste interprétation de Paul Houde.

Moment d’émotion de la soirée : Qui aurait cru assister ce soir-là à la projection d’un film noir dont l’histoire se déroule au Récréofun? Enfin, c’était comme si nous étions. À travers une narration impeccable, le public a découvert l’histoire d’une gardienne et de sa pupille, celle d’un orignal égaré et, même, l’histoire d’un homme qui recherche son hot-dog.

Le petit Jérémie (c’était vraiment son nom) aura-t-il réussi à sortir vivant de la piscine de balles? L’orignal aux pouvoirs télépathiques aura-t-il retrouvé son chemin? Quoi qu’il en soit, le suspense et l’émotion étaient à leur comble! Et si nous en doutions encore, cette improvisation nous a bel et bien prouvé que les joueurs de la LIM savent évoluer dans des contextes très variés.

Improvisation marquante : J’avoue avoir un faible pour le jeu « Coup de foudre ». Je vous explique : une candidate doit poser des questions à trois potentiels candidats amoureux. La twist qui vient corser les choses, c’est que ces mêmes candidats ont des personnages imposés et que, à la lumière de leurs réponses, la candidate doit deviner leurs personnages. Alors, entre un pirate qui a la varicelle (Alex Drouin), un obsédé du ménage (Jocelyn Garneau) et un éleveur de Pokémons (Rémi Francoeur), qui aura su charmer la belle (Laurie Pleau)? Il fallait y être pour le savoir! Mais, ce que je peux vous dire, c’est que l’obsédé du ménage a ramassé jusqu’aux assiettes du public, que le pirate élèverait ses enfants en les faisant « voguer sur l’océan de la connaissance » et que l’éleveur de Pokémons préférerait capturer une pouliche que la femme qu’il courtise… C’est dire que l’amour était au rendez-vous !

Conclusion : Une fois de plus, nous avons eu droit à une soirée franchement divertissante! Cet événement, mené de main de maître par Guillaume Cholette Janson, nous a montré une fois de plus que les joueurs de la LIM savent faire preuve d’énergie, de sagacité et d’une grande imagination. Il va aussi sans dire que le talent de chacun des joueurs présents est ressorti : nous avons ainsi admiré la vivacité d’esprit et la culture populaire d’Alex Drouin, le sens du punch et du timing de Jocelyn Garneau, la générosité et l’inventivité de Rémi Francoeur, la flamboyance et la grâce de Laurie Pleau. Par ailleurs, cette dernière, recrue à la LIM pour la saison 2016-2017, n’a pas manqué de nous impressionner en nous faisant voir toute l’étendue de sa créativité, en étalant toute une gamme de personnages et même… en dansant du ballet jazz dans une scène de la nativité!

La semaine prochaine, soyez de nouveau au rendez-vous, alors que l’équipe des Jaunes et l’équipe des Pourpres fouleront de nouveaux les planches de la salle Louis-Philippe-Poisson. Laquelle de ces deux équipes, toutes deux à la tête du classement, saura conserver sa position enviable? Venez le découvrir le 7 mars prochain!

 

Génies en herbe, version improvisée

Compte rendu de la soirée à travers les yeux d’Hélène Martin

Blanc et Pêches se rencontraient sous la direction du maître de jeu Stéphane Corriveau. Cette semaine, Corriveau a proposé aux joueurs des improvisations ayant pour point commun les jeux questionnaires. Dissuasion, consensus, choix de réponse et grands questionnements ont été parmi les thèmes abordés.

Moments forts de la soirée :

Pour l’improvisation À saveur provinciale, les Blancs ont offert une proposition intéressante. Les nouveaux propriétaires d’une maison ont des démêlés avec la justice Québéco-Ontarienne, puisque le cadastre est sur les deux territoires.

Moments coup de cœur de la soirée :

Les Pêches nous ont offert une superbe improvisation sous le thème des grands questionnements. Un père (Massicotte) souhaite s’évader d’un quotidien morne vers Oslo. Très beau moment passé dans l’univers des Pêches.

La mise en scène de la soirée :

 Dans une comparé, les joueurs des deux équipes ont offert une scénographie nouvelle pour l’improvisation sous le thème de Dissuasion. D’abord, les Pêches ont recréé un pont d’un navire où la princesse des océans allait se faire exécuter. Mention spéciale à Vincent Rainville pour son interprétation magistrale d’une tête de proue, en plus d’offrir un support efficace pour éviter que le pont ne s’effondre. Du côté des Blancs, le joueur Tanguay a usé d’ingénierie pour reproduire un feu de camp avec son téléphone. L’effet était vraiment efficace.                                                                             

La surprise de la soirée :

Un couple (Gélinas et Tanguay) se laisse imprégner des différentes ambiances musicales pour vivre leur nuit de noces. Les goûts luxueux de la jeune mariée nous offrent un joueur de bluegrass, un cirque et autres folies du genre. Le rythme changeant de l’improvisation était rafraîchissant et belle collaboration des joueurs de deux équipes.

Le moment d’émotion de la soirée :

 Quoi de mieux qu’une séance de squash pour régler les problèmes de la vie ? C’est ce qu’un couple (Francoeur et Mongrain) tente de faire pour ventiler un quotidien tendu sous le signe du mensonge et de l’adultère.

Une improvisation marquante :

Le département de l’Algorythme & intelligence artificielle (A&IA) se dote d’un nouvel employé (Villeneuve) dont le casting relève davantage d’un membre d’un club de motards. À grand coup de musique métal (pour le bon plaisir du maître de jeu Corriveau), le département de l’A&IA tente de développer de nouveaux essais qui nuiront très certainement au département du nucléaire. 

Conclusion

Par la marque de 48 à 17, les Blancs l’emportent sur les Pêches.

La semaine prochaine, la LIM vous offre une soirée spéciale avec le retour du Whose LIM is it anyway. Pour l’occasion, Guillaume Cholette-Janson fait un retour en tant que maître de jeu. C’est un rendez-vous au Temps d’une pinte, à compter de 20 h 00.

Étoile des Pêches : Louis-Étienne Villeneuve

Étoile des Blancs : Luc Massicotte

Étoile du maître de jeu : Rémi Francoeur

 

LIM-LUITR , la Valentisation de séries Netflix (ou pas)

Compte rendu de la soirée du 14 février 2017 par Katy-Ève Côté, joueuse des Pourpres.

Le soir de la St-Valentin était le moment propice pour sceller ce pacte d’amour entre la LIM et la LUITR (la ligue d’improvisation universitaire de Trois-Rivières). Après avoir été accueillie avec tendresse par la LUITR dans l’ambiance endiablée de la Chasse-Galerie, lundi soir, c’était à la LIM de recevoir leurs comparses dans l’atmosphère feutrée de la salle Louis-Philippe-Poisson.

Les troupes étaient composées de : Pascal Cholette « Charnel » Janson, Louis-Étienne « Libidinal » Villeneuve, Véronique « Gourmandise » Gagné, Laurence « Voluptueuse » Gélinas, Henri « Lascif » Morissette pour la LIM.

Et pour la LUITR : Alexandrine « Ardente » Piché Cyr, Célane « Affriolante » Dodier Côte, Vincent « L’ambrosiaque » Rainville, Jonathan « Roucoulant » Picard et Marc « C’est-ta soirée-ma-chanceuse » Lachance.

La rencontre s’est déroulée sous la conduite tendrement masochiste du sulfureux maître de jeu invité, Tommy Joubert dont le match était inspiré de ces dernières découvertes sur Netflix.

Coup de cœur de la soirée :

Simplement ceci.

Château médiéval, soir.

Reine (Gélinas) : J’ai entendu dire que vous partagiez des relations particulières?

Homme de la cour 1 (Villeneuve) : Oui, nous avons été amis à quelques occasions.

Monseigneur Frantoc (Cholette-Janson) : Oui, mais ce qui se passe en croisades reste en croisades !

Je ne peux aussi passer sous silence l’altercation entre deux bandits bas de gamme (Lachance et Cholette Janson) qui règlent leur problème à l’aide des précieux conseils d’un otage spécialiste en communication (Morissette).

Mise en scène de la soirée :

En mixte, un duo d’enquêteurs (Laurence Gélinas et Jonathan Picard) travaille sur une enquête tandis qu’entre eux subsiste un malentendu. Elle pense qu’il cherche à la tuer, alors que celui-ci souhaite plutôt l’inviter à sortir. Au profit d’une ambiance lourde, de judicieux usages d’apartés et de savoureuses répliques et de subterfuges costumés, dont Louis-Étienne déguisé en Véronique et jouant plus tard lui-même son jumeau (« les jumeaux du crime ») et Vincent en cadavre (magistral), cette impro s’est démarquée des autres. Voici quelques répliques à la carte :

Laurence: Je vous raccompagne ?

Jonathan : Non, c’est plutôt moi qui devrais vous raccompagner.

***

Véronique, alors en femme de ménage, mais qui était en fait Louis-Étienne, le premier jumeau, déguisé : Madame, j’ai trouvé ce cadavre dans votre appartement. Je l’ai appuyé sur la porte afin que je puisse terminer de nettoyer la salle de bain.

***

L-É : Vite, trouvez-moi une voiture !

Jonathan : Nous sommes à New-York, personne n’a de voiture !

Moment d’émotion :

Judith Samson, la reine des hot-dogs (Célane Dodier Côte) et son courage ont rempli mon cœur de tendresse. Cette improvisation montrait comment être mangeuse de hot-dogs professionnelle pouvait inspirer tout un chacun comme le dévoile cette réplique lancée par Alexandrine Piché Cyr : « À force d’y croire, on peut en manger. »

Surprise de la soirée :

Le résumé de cette impro parait bien simple : un vieil homme (Rainville) assis sur un banc qui déblatère sur ses souvenirs, souvenirs qui affluent à sa mémoire à partir des interactions avec les passants. Chaque joueur de la LUITR est passé devant l’homme en lui posant une question ou en lui faisant un  commentaire. Puis, un mot allumait le vieillard et le faisait partir sur des shires-soliloques … jusqu’à ce qu’on vienne le chercher pour le ramener à l’hôpital ! Une impro simple, mais fort bien exécutée.

Moment fort de la soirée :

Deux impros à facture asiatique ont tenu le public en haleine. Ces impros avaient tout pour plaire : un sage maître qui ne comprenait que les métaphores (Rainville), une disciple incrédule (Dodier Côte), un portail-vagin (Gagné) et des passes de kung-fu (Picard et Villeneuve) !

 Étoiles des équipes : Louis-Étienne Villeneuve et Jonathan Picard

Mention du maître de jeu : Vincent Rainville

Marque finale : Pas important – c’est l’amour qui est vainqueur, right?