Un yogi sur l’improvisoir


Malgré son air du barbu aux cheveux longs et son énergie un peu folle sur scène, Simon Bellerose-Veilleux est aussi un yogi. Enseignant en yoga Kundalini à Shawinigan, Simon pratique le yoga depuis près de 10 ans et l’enseigne depuis bientôt 2 ans. Avec sa copine, ils ont ouvert un école dans le secteur de Grand-Mère qui se nomme Suni-ai yoga (www.suni-aiyoga.com). Ils offrent des cours en salle selon un horaire pré-établie et offre aussi des services aux entreprises. En janvier 2020, ils ouvriront la toute première école de yoga Kundalini en ligne et en français où pour un abonnement mensuel, vous aurez accès à plusieurs cours de votre choix.

Leur projet s’appellera Suni.TV et ils sont présentement en campagne de socio-financement sur la plate-forme ULULE, dont vous trouverai le lien à la fin de l’article. Le but de cette campagne étant de financer les coûts du lancement de la plate-forme. L’important c’est donc de les aider à faire connaître leur projet en partageant au plus grand nombre de francophones le lien ici-bas. Si vous voulez en savoir plus sur ce qu’il font visitez leur page Facebook, leur site internet ou écrivez leur directement, ils sont tellement charmants.

Vous n’avez qu’à copier et coller le lien qui se trouve ici et en faire un  »post » sur votre Facebook, Instagram ou simplement transférer ce courriel à des gens qui pourrait être intéressés par cette belle école.

https://fr.ulule.com/suni-tv/

Une fierté régionale

Les fins observateurs l’auront remarqué, Alexandra a manqué quelques soirées de la LIM cette année. Il y a en fait une excellente raison derrière ces absences : Alexandra occupe depuis l’automne de nouvelles fonctions, à titre de directrice générale et artistique du Théâtre Belcourt de Baie-Du-Febvre.

C’est en plein cœur du village d’à peine un millier d’habitants que le Théâtre Belcourt profite depuis deux décennies d’une réputation d’excellence. Lorsqu’on leur parle de leur lieu de culture, les Baievillois(es) gonflent le torse et affichent le plus grand des sourires. Ne vous laissez pas berner par la localisation peu habituelle de cette salle de spectacle. Les 340 places se remplissent facilement à la venue des grands noms de la musique, de l’humour et du théâtre. Les artistes invités raffolent du lieu, appelant souvent eux-mêmes pour s’assurer une place dans la programmation. Vous n’avez qu’à mettre les pieds une première fois dans cette salle pour comprendre l’engouement.

Alexandra(Photo: Sébastien Lacroix, Courrier Sud, pour l’article: Vent de nouveauté au Théâtre Belcourt)

Alexandra cumule plusieurs années d’expériences dans le domaine culturel, que ce soit pour l’art visuel, les lieux historiques ou les spectacles de divertissement. Ses années comme improvisatrice lui ont donné d’excellents outils pour comprendre les besoins techniques d’un soirée de spectace. Également bachelière en histoire, elle a dévoué beaucoup de temps à étudier l’émergence du théâtre en Nouvelle-France. Véritable artiste de l’ombre, elle est historienne-pigiste pour la Ville de Trois-Rivières et pour la compagnie d’animation historique Personare, comme recherchiste historique, depuis plusieurs années.

C’est entre les mains de cette amoureuse de culture québécoise et d’histoire que le Théâtre Belcourt se retrouve. Nous lui souhaitons le plus grand des succès et soulignons la fierté que nous avons de voir que l’un de nos membres fleurisse ainsi ! Bravo Alexandra !

Pour tous renseignements sur le Théâtre et sa programmation, visitez le www.theatrebelcourt.com

6e spectacle du Collectif du Vieux P.

Vous aimez le concept de Boréalim présenté à chaque année en début de saison ? Vous en redemandez à chaque fois ? Eh bien sachez que ce concept vient initialement d’une troupe d’improvisation connue sous le nom du Collectif du Vieux P. Composé d’Élodie, Laurence, Alexandra, Pascal, Louis-Étienne et Maxime, le Collectif présentera son 6e spectacle au Vieux Presbytère de Batiscan ce vendredi 22 Mars à 19h30.

Tout comme pour Boréalim, la première partie se déroule dans le musée. Les improvisateurs s’inspirent des lieux et des objets sur place pour créer de courtes scènes très immersives, grâce aux décors chaleureux du Vieux Presbytère. La seconde partie se déroule dans la salle commune où les employés du musée lancent des défis aux joueurs, prenant ainsi la forme plus commune des soirées d’improvisation.

 

Collectif du Vieux P.

Étant menée par des improvisateurs d’expérience, la soirée est généralement remplie d’improvisations aux styles variés. Mais ne vous inquiétez pas, ils ne se prennent pas trop au sérieux. Pour les comédiens, il s’agit d’un « bonbon » de jeu durant l’année. Étant de grands amis hors de la scène, le plaisir et le partage est l’objectif numéro un du collectif, tant pour le public que pour ses membres.

Prenons un instant pour souligner l’implication des équipes du Vieux Presbytère de Bastican et de Boréalis. Ceux-ci offrent leurs lieux en confiance pour faire sortir l’improvisation de la salle Louis-Philippe-Poisson et l’exposer à de nouveaux visages. Une belle initiative, une belle confiance et de beaux projets. Chapeau bien bas à vous !

Pour venir voir le Collectif, nous vous suggérons de réserver votre billet (gratuit) puisque les places sont très limitées. Nous vous invitons également à passer visiter le Vieux Presbytère de Batiscan, le Moulin Seigneurial de Pointe-Du-Lac et le Domaine Seigneurial de Ste-Anne, trois lieux historiques à couper le souffle !

Avoir l’improvisation à coeur

L’implication hors-LIM fait partie du quotidien de beaucoup de nos membres. Certains vont diversifier les champs touchés en allant vers le sport, la musique, ou encore auprès d’organismes communautaires. D’autres vont s’impliquer autant, mais en gardant comme mission de promouvoir l’improvisation sous toutes ses formes. C’est le cas de Louis-Étienne Villeneuve, grand amoureux de l’improvisation et surtout de son développement.

Le 15 novembre dernier, lors du Gala Excellence Jeunesse Desjardins il s’est admirablement démarqué en remportant le 1er prix dans la catégorie «Implication scolaire». Cette dernière récompense les étudiants qui allient études et activités scolaires et parascolaires et qui «se démarquent par leur originalité, leur leadership ou leur capacité à mobiliser la communauté étudiante autour de leur projet». Ces implications, ce sont trois grands projets majeurs que Louis-Étienne a fondés ou co-fondés avec d’autres improvisateurs de la région tout en réalisant ses études à temps plein. Premièrement il y a le Whomboozle qui a pour but de créer des liens entre les différentes ligues de la région et de garder la scène improvisatrice animée durant l’été, ensuite la Limette qui explore les improvisations de longues durées basées sur la construction et le développement et finalement les Démineurs, un concept unique d’improvisation qui minimise la préparation-si peu soit-elle- à laquelle les joueurs ont normalement le droit pour explorer l’imprévu au maximum.

Pour quelqu’un qui s’implique déjà énormément au sein de la LIM non seulement en tant que membre, mais aussi en tant que vice-président, c’est un tour de force que Louis-Étienne fait avec ses grandes réalisations. Félicitations Lesko!

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Quand Trifluviens et nouveaux arrivants ne font qu’un

«Je suis perdu dans un monde qui me connaît à peine. »-Ronaldo

Le 29 octobre dernier était présenté à la salle Louis-Philippe Poisson la lecture publique de «Résilience permanente». Mine de rien, cette lecture était l’aboutissement de plus de 4 mois de travail pour les artistes volontaires qui ont décidé d’exposer leur vécu de nouveaux arrivants.

«Résilience permanente», c’est l’initiative de l’ancienne joueuse de la LIM Samantha Bérubé qui a répondu à l’appel de projet de médiation culturelle de Culture Trois-Rivières. Le projet proposé avec le partenariat de SANA Trois-Rivières consistait à créer une pièce de théâtre basée sur les expériences personnelles des nouveaux arrivants, et surtout de la faire jouer par eux-mêmes. Un projet de création complète, mais surtout un beau défi pour les participants. Pour Samantha, «c’est un projet de qui rejoint tous les objectifs de la médiation culturelle. On tend l’oreille à de nouveaux « artistes » arrivants, on met en valeur leur parole et on la porte jusqu’au bout. C’est le genre de projet où on jase de cœur à cœur, sans jugement et avec beaucoup d’écoute et de respect. Ça m’a rappelé c’était quoi être curieux de «l’Autre», au sens humain, positif et sincère. Avec ce qui se passe en ce moment un peu partout, on dirait qu’avoir peur de «l’Autre» c’est devenu une attitude normalisée… (Mal)heureusement.. ».

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Ceux qui se sont prêtés au jeu sont Milena Cortez Lopez, qui vient de la Colombie, Anthony Ozoraï de Belgique et Ronaldo Grasset de la Côte d’Ivoire. À travers la lecture, chacun a présenté le chemin parcourus, soit littéralement à travers plusieurs pays, ou métaphoriquement à travers les dédales administratifs du gouvernement, jusqu’à leur arrivée à Trois-Rivières. Parfois drôle, parfois touchant, leurs témoignages n’ont laissé personne indifférent, en grande partie grâce à leur sincérité. Ils étaient entourés de trois québécois de souche, soit Camille Beauchemin, Louis-Étienne Bellavance et Maxime Comeau, qui en plus d’incarner divers antagonistes, apportaient un point de vue québécois à la lecture.

Samantha Bérubé n’a que d’éloges pour les participants au projet : «Il s’est fait en grande symbiose avec les volontaires, ils ont eu beaucoup de courage de se livrer à d’autres inconnus, autant les québécois de souche que les nouveaux arrivants. Les retombées sont difficilement mesurables. Comment mesurer le courage ou la confiance que tu apportes à quelqu’un?»

C’est un tour de force que Samantha Bérubé a fait avec ce magnifique projet. Elle dit bien humblement qu’elle n’a fait que soutenir les artistes et que les crédits d’écriture reviennent aux acteurs, mais nous nous doutons que son encadrement, sa gestion et son dévouement sont les grains de sel qui ont permis de mener à terme ce projet touchant et nécessaire. Les acteurs ont pu utiliser cette lecture comme témoignage de leur amour pour leur nouvelle terre d’accueil, et les trifluviens ont pu recevoir cet amour qui permet de créer des liens. Des initiatives culturelles comme «Résilience permanente», il n’y en aura jamais assez. Bravo Samantha!

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La distribution de «Résilience permanente»

Succès à l’Improfest!

La saison régulière de la LIM est bel et bien terminée, mais nous n’arrêtons pas pour autant de nous impliquer dans la vie culturelle trifluvienne! En effet, le 16 juin dernier, nous avons participé à l’Improfest avec une équipe composée de Laurie Pleau (c), Vincent Rainville, Alexandre Laramée-Zoueki et Antoine Lacasse.

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Organisé par la Corporation des évènements de Trois-Rivières et prenant place au Parc portuaire, le but de l’évènement était de faire affronter 3 équipes de la région à la plus haute instance d’improvisation au Québec, la LNI. Avec le Climax Major et la LUITR, la LIM est retournée à ses racines gravélienne le temps d’une soirée pour jouer contre Salomé Corbo, Didier Lucien, François-Étienne Paré et Sophie Caron. En plus de participer à l’évènement avec ses joueurs, l’animation,  l’arbitrage, et le djing (pardonnez ce mot dont je doute de la racine étymologique) était comblés par la LIM, avec Rémi Francoeur, Élodie Mongrain, Maxime Tanguay et Samantha Bérubé.

Deux mentions spéciales sont à donner pour la soirée. La première est au joueur Rainville qui, sur une improvisation s’inspirant de Stephen King, a fait une impressionnante 10 minutes avec François-Étienne Paré. Le mystère a presqu’été trouvé concernant la disparition de la petite Mélanie…

Et finalement une mention à la délicieuse improvisation que le joueur Zoueki a fait avec Didier Lucien, où Molière rencontrait le meurtre royal. Une belle complicité s’est développée entre les deux joueurs, au grand plaisir des centaines de spectateurs qui étaient présents pour l’occasion.

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Le pointage vous me demandez? C’était pas très important, seulement un prétexte pour avoir du plaisir au grand air!

Fort probablement (on se croise les doigts) que l’évènement sera de retour l’année prochaine, alors si vous avez manqué cette occasion, vous vous reprendrez, ça vaut la peine!

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L’art de mentir

Saviez-vous que Trois-Rivières accueille à chaque année, depuis 3 ans, un festival de conte? Cette année ne fait pas exception, alors que le Printemps des Beaux Parleurs se déploie dans de multiples établissements du centre-ville, pour faire vivre l’art de la parole… et du mensonge.

Printemps des beaux parleurs

L’édition 2018 a débuté le 15 mai dernier et se poursuit jusqu’à lundi prochain, au Mot-Dit, à la Vieille Prison de Trois-Rivières, à la Microbrasserie Le Temps d’une Pinte, au Manoir Boucher de Niverville, à Boréalis, au Zénob et au Parc Victoria. Pour plus d’informations concernant les événements, nous vous invitons à consulter la page facebook.

Il est finalement à mentionner que deux comédiens de cette année et un ancien chouchou de la LIM figurent dernière cette superbe initiative: Samantha en est la vice-présidente, Rémi le directeur technique et Marc-André Fortin le directeur artistique. Un bravo tout spécial à ces Beaux Parleurs!