Blanc est le nouveau Pourpre

Une courte divagation inspirée de la 1ère demi-finale par Jocelyn Garneau

« Tu ne connais jamais vraiment quelqu’un jusqu’à ce que tu te sois battu contre lui » – Seraph, la Matrice : Révolution.

Alors que le CH perdait encore une autre partie hier, la LIM tenait de son côté sa 1ère demi-finale saisonnière. Les Blancs et les Pourpres furent les équipes qui durent s’affronter dans une succession de sketchs sans fin, sous la thématique « Les 12 plaies d’Égypte » du maître de jeu Stéphane Corriveau. Moment redouté par de nombreux joueurs de l’instantané à travers le monde, les séries peuvent réveiller en chacun le meilleur et le pire d’eux-mêmes, généralement en même temps.

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La LIM toute en longueur

Un résumé de Katy-Ève Côté des Pourpres

Le 11 avril dernier, la LIM s’est lancée dans le vide. Lors de ce match spécial, les joueurs Maxime Tanguay, Luc Massicotte, Célane Dodier-Côte, Pascal Cholette-Janson, Élodie Mongrain et Rémi Francoeur se sont prêtés au jeu de ce qu’on appelle la « forme longue », version francisée du « Long Form » américain, inventé dans les années soixante, à Chicago. Ce n’est pas de la frime : vous googlerez ça.

La maitresse de jeu, Samantha Bérubé, avait soigneusement préparé les prémisses de cette soirée.

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Vers l’Abitibi et plus loin encore

Compte rendu de la soirée à travers les yeux de Célane Dodier Côte

La température et un lancement d’album, une belle piste de réflexion abitibienne avec du Richard Desjardins en tête. L’Abitibi et l’hiver un pléonasme ?

La mise en scène de la soirée :

Un conférencier (Bellerose-Veilleux) sur les hémisphères s’accroche avec un homme au vocabulaire lâche (Morrissette) à la fin de son discours. Le but de Morrissette étant de connecter les hémisphères de son cerveau à ceux de son frère paraplégique inspiré de Stephen Hawking (Gélinas). On découvre avec un mélange de joie et de frayeur un laboratoire comme le docteur Frankenstein à la saveur du conférencier de Lisbonne. Une danse qui serait la base du «marionnetisme» termine cette impro dans un jeu de symétrie des comédiens. Lire la suite

Dans l’ombre de Londres

C’est sous la gouverne d’Élodie Mongrain et l’animation de Katy-Ève Côté que nous avons voyagé mardi dernier avec l’équipe des blancs et des jaunes. Nous avons eu droit à toute une soirée d’improvisation inspirée du voyage à Londres de notre maître de jeu. Les improvisateurs nous ont offert une soirée remplie de rebondissements et de moments croquants.

Mise en scène de la soirée

C’est dans une improvisation longue que nous avons découvert deux amis pauvres (Garneau et Gagné) nés dans Ste-Cécile, qui rêvait de voir les voitures de courses du Grand Prix. Nos deux compagnons ont vu leurs rêves se briser lorsque Mr Péladeau (Villeneuve) est venu leur interdire l’accès aux voitures car ils étaient pauvres. Une belle folie de la part des joueurs avec toujours en bruit de fond le son de ces voitures qu’ils ne pouvaient voir. Nous avons eu droit à une belle utilisation de l’espace avec la clôture, le kiosque 2B tenu par la joueuse Hélène Martin ainsi que le magnifique bain de bijoux de Louis-Étienne Villeneuve. Bravo!

Moment coup de cœur

Mon moment coup de cœur de la soirée est sans aucun doute l’improvisation d’épicerie de l’équipe des jaunes. Gisèle, une femme seule et désespérée (Martin), grande amie du sucre, a une profonde discussion avec des boîtes de céréales (Garneau et Cholette-Janson). Ces derniers nous ont fait part de leurs connaissances impressionnantes sur toutes les marques de produits céréaliers. Une averse de blagues aussi savoureuses les unes que les autres! Un petit succès délectable.

Surprise de la soirée

Un vendeur de chemise (Cholette-Janson) doit réorienter la vocation de son entreprise pour la vente de bateau de pirate, suite à la demande de son patron Jean-Michel (Martin). Un acheteur potentiel, dit millénial (Tanguay) puisqu’il se rase, n’est pas convaincu de ce changement. C’est lorsqu’un acheteur potentiel (Francoeur) vient essayer le seul bateau en inventaire, que deux pirates (Garneau et Villeneuve) viennent à l’abordage. S’en suit une attaque de Kraken mémorable (Garneau). Quelle belle histoire!

Moment d’émotions

Très belle improvisation jouée par Garneau et Bérubé. Un thanatologue (Garneau) doit faire son travail sur une jeune femme (Bérubé) et en tombe éperdument amoureux. Ils se mettent à danser sur une chanson tout à fait d’à propos avec Je reviens te chercher de Gilbert Bécaud. Ce fût un très beau moment rempli d’émotions.

Improvisation marquante

Gédéon (Villeneuve) un ramancheux, doit ramener à la vie l’un des deux frères (Tanguay) sans que l’autre (Francoeur) le regarde faire. C’est pourquoi Gédéon lui demande de chanter une chanson à répondre pour ne pas être conscient de l’exorciste en cours.

 » M’en va t’à la fontaine pour y pêcher du poisson…  » – Francoeur.

Grâce à la magie noire de l’île verte, l’exorciste fonctionne. L’homme décédé plus tôt ressuscita en répondant: La ziguezon zinzon….

Ainsi se termine cette histoire rocambolesque fièrement servie par l’équipe des blancs.

Conclusion

Finalement, les deux équipes nous ont vraiment fait voyager à travers leur folie. C’est en utilisant judicieusement l’espace scénique que les deux équipes ont bien mis de l’avant leur talent d’improvisateur. Les jaunes ont remporté ce dernier match de leur saison régulière par la marque de 44 à 15. Une belle soirée qui nous donne le goût d’assister au dernier match des pourpres et des pêches la semaine prochaine!

Étoile des jaunes : Guillaume Cholette-Janson
Étoiles des blancs : Louis-Étienne Villeneuve
Mention du maître de jeu : Rémi Francoeur

Fraîcheur scénique…de l’impro recto-verso!

Compte rendu de la soirée à travers les yeux de Vincent Rainville (Pêches)

C’est à même le décor de la prochaine production du Théâtre des gens de la place intitulée  « Contes à rebours » que le spectacle de la LIM prenait place cette semaine. Ce fut donc sur une scène surplombée de deux estrades que les membres des Blancs et des Pourpres nous en ont mis plein les yeux sur 360°!

La mise en scène de la soirée :

Pour cette catégorie, deux improvisations ont particulièrement retenu mon attention. Tout d’abord, chez les Blancs, un pilote d’avion trop confiant (Tanguay) décide d’atterrir malgré les interdictions du contrôleur aérien (Francoeur) en plein milieu du Festival de la Galette de Sarrasin. C’est à travers les yeux paniqués des joueurs Villeneuve et Gagné (un couple de passagers) que nous assisteront à cet atterrissage forcé !

Du côté des Pourpres, un carambolage monstre prend forme sur l’autoroute (probablement aucunement inspiré par des événements récents). Suite à l’accident, le chaos s’installe rapidement alors que l’automobiliste (Potvin) aux prises avec de « sérieux problèmes de gestion des émotions » enflammera le peu de civisme déjà présent.
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La LIM dans le décor du TGP

Le 21 mars, la Ligue d’improvisation mauricienne (LIM) présente un spectacle improvisé dans le décor de la prochaine production du Théâtre des gens de la place (TGP) : Contes à rebours «Filles en série». 

Il s’agit d’un spectacle de la saison régulière de la LIM, mais dans un décor tout à fait inhabituel. Les comédiens improvisateurs découvriront la scène et le décor le soir même. « C’est un beau défi pour nos équipes. Avoir un nouveau décor les sort de leur zone de confort pour apporter les histoires et les personnages dans des directions inattendues. », mentionne Benoit Pedneault, directeur artistique de la LIM.

Une collaboration pratique, mais créative

Le TGP souhaitait installer son décor en salle pour des répétitions le week-end précédant la première devant public. La LIM, occupant la salle entre ces dates, a donc proposé de présenter un spectacle dans le décor de la production, évitant un montage et démontage supplémentaire.

La LIM dans le décor du Théâtre des nouveaux compagnons. Crédit photo Laurie Pleau

 

 

 « Nous avons également joué dans le décor de La Noce du Théâtre des Nouveaux Compagnons en janvier pour les mêmes raisons, précise Jocelyn Garneau, président de la LIM. Cette belle collaboration entre institutions théâtrales trifluviennes de renom allait de soit. Comme nos organisations sont bénévoles, nous trouvons des moyens originaux de combiner nos efforts afin de présenter des spectacles uniques au public. »

« Plusieurs de nos membres évoluent également au sein de la LIM. C’est pourquoi l’occasion est belle d’être solidaires afin de promouvoir la culture trifluvienne en provoquant cette rencontre entre l’improvisation et le théâtre. », ajoute Mylène Renaud, directrice artistique du TGP.

Contes à rebours 2016 du TGP. Crédit photo Lauréanne Daneau

Un spectacle unique

Le spectacle improvisé de la LIM dans le décor du TGP n’est présenté qu’une seule fois le 21 mars à 20 H à la Maison de la Culture de Trois-Rivières. Les billets sont en vente au coût de 7 $ pour l’admission générale et de 5 $ pour les étudiants. Les personnes souhaitant s’en procurer peuvent le faire à la billetterie le soir du spectacle ou encore au http://www.enspectacle.ca.

Également, pour plus de détails sur la prochaine production du TGP, visitez le http://tgptheatre.com/productions-item/contes-a-rebours-2/.

La femme qui aimait trop… l’impro

Compte rendu de la soirée à travers les yeux d’Alex Drouin (Pourpres)

 Pêches et Jaunes étaient sur notre scène ce mardi alors que la tempête rageait dehors à grand coup de flocons tourbillonnants. Véronique Gagné, maître de jeu pour l’occasion, avait préparé des thèmes inspirés de biographies cheaps de « vedettes » québécoises : Marie-Chantal Toupin, Anne-France Goldwater, Mélanie Chouinard et Julie Lemay. Ces derniers noms ne vous disent rien? C’est normal! (L’ex d’Éric Lapointe et une ex-lofteuse. Bref, des ex-vedettes.) Également, les Pêches accueillaient une joueuse substitut en Mylène Mongrain, sœur cadette de la capitaine Élodie Mongrain.

Moments coup de cœur de la soirée: Plusieurs citations d’Hélène Martin ont été comme de la musique (rigolote) à mes oreilles durant la soirée. Notamment, sans ordre précis :  

« On ne pointe pas pendant une pleine lune! »

« La Mecque de la nourriture, j’ai nommé : le Provigo! »

« Louve-Garoute » Visiblement le féminin de loup-garou.

J’ai d’ailleurs cherché de dernier terme dans Google pour valider son existence. Ne le faites SURTOUT PAS dans la section « Images » du moteur de recherche, vous m’en remercierai.

La mise en scène de la soirée : Les Pêches ont clôturé la soirée avec une scène digne des plus grands films de Charlie Chaplin avec une trame sonore bien ragtime. Sans parole, ils nous ont fait vivre moult moments muets (essayez de dire ça 5 fois de suite à voix haute). Mention spéciale à Laurence Gélinas, jouant du piano mimé et tournant les pages des partitions mimées aussi comme dans le temps des vieux cinémas!

La surprise de la soirée : Saviez-vous qu’il existe une allée X à l’épicerie, derrière un mur tournant activé par une canne de petits pois? C’est ce que nous ont appris les joueuses Hélène Martin et Élodie Mongrain, dans un passage secret « Comme dans Harry Potter! », comme le disait cette dernière. Le commis un peu louche (Samantha Bérubé) pourra vous offrir les meilleurs produits de cette allée, mais attention à son autodestruction! (L’allée, pas le commis.)

 Le moment d’émotion de la soirée : Deux improvisations longues comparées sous le thème d’un mauvais accueil nous ont donné les émotions fortes. D’abord, les Pêches présentaient l’histoire d’une orpheline (Mylène Mongrain) adoptée par une famille vulgaire, pauvre et sans éducation pour qui le sel est une épice exotique. Après une crise de l’orpheline-plus-orpheline-puisque-maintenant-adoptée, nous apprenons que cette famille connaît la définition du mot muscade et l’œuvre de Michel Tremblay. Comme quoi les apparences sont trompeuses!

Chez les Jaunes, nous avons été transportés en Nouvelle-France où les Filles du Roi étaient contraintes par l’Église Catholique à avoir de nombreux enfants au nom de la religion. N’en pouvant plus des hommes abusifs, l’une d’entre elle (Hélène Martin) confronte le curé autoritaire (Jocelyn Garneau) qui l’enverra rejoindre son défunt en la strangulant. (Toujours au nom de l’Église Catholique!)

Une improvisation marquante : L’exorciste d’un utérus. Oui, oui! Vous avez bien lu et moi je l’ai bien vu! Incapable de concevoir, une femme (M. Mongrain) se rend chez le médecin (L. Gélinas) avec une amie (Alexandra Carignan) pour en apprendre plus sur les plaisirs de la chair. Invitant un curé (É. Mongrain) le diagnostic est clair : il faut procéder à l’exorciste de l’utérus de la malade! (Toujours au nom de l’Église Catholique!)

Conclusion :

Les Jaunes remportent finalement le spectacle par la marque de 21 à 12 et trônent en tête du classement général. La semaine prochaine, Blancs et Pourpres seront dans le décor du Théâtre des gens de la place pour une autre soirée unique, originale et improvisée! On s’y voit?

 

Étoile des Pêches : Élodie Mongrain
Étoile des Jaunes : Samantha Bérubé
Mention du maître de jeu : Jocelyn Garneau