Génies en herbe, version improvisée

Compte rendu de la soirée à travers les yeux d’Hélène Martin

Blanc et Pêches se rencontraient sous la direction du maître de jeu Stéphane Corriveau. Cette semaine, Corriveau a proposé aux joueurs des improvisations ayant pour point commun les jeux questionnaires. Dissuasion, consensus, choix de réponse et grands questionnements ont été parmi les thèmes abordés.

Moments forts de la soirée :

Pour l’improvisation À saveur provinciale, les Blancs ont offert une proposition intéressante. Les nouveaux propriétaires d’une maison ont des démêlés avec la justice Québéco-Ontarienne, puisque le cadastre est sur les deux territoires.

Moments coup de cœur de la soirée :

Les Pêches nous ont offert une superbe improvisation sous le thème des grands questionnements. Un père (Massicotte) souhaite s’évader d’un quotidien morne vers Oslo. Très beau moment passé dans l’univers des Pêches.

La mise en scène de la soirée :

 Dans une comparé, les joueurs des deux équipes ont offert une scénographie nouvelle pour l’improvisation sous le thème de Dissuasion. D’abord, les Pêches ont recréé un pont d’un navire où la princesse des océans allait se faire exécuter. Mention spéciale à Vincent Rainville pour son interprétation magistrale d’une tête de proue, en plus d’offrir un support efficace pour éviter que le pont ne s’effondre. Du côté des Blancs, le joueur Tanguay a usé d’ingénierie pour reproduire un feu de camp avec son téléphone. L’effet était vraiment efficace.                                                                             

La surprise de la soirée :

Un couple (Gélinas et Tanguay) se laisse imprégner des différentes ambiances musicales pour vivre leur nuit de noces. Les goûts luxueux de la jeune mariée nous offrent un joueur de bluegrass, un cirque et autres folies du genre. Le rythme changeant de l’improvisation était rafraîchissant et belle collaboration des joueurs de deux équipes.

Le moment d’émotion de la soirée :

 Quoi de mieux qu’une séance de squash pour régler les problèmes de la vie ? C’est ce qu’un couple (Francoeur et Mongrain) tente de faire pour ventiler un quotidien tendu sous le signe du mensonge et de l’adultère.

Une improvisation marquante :

Le département de l’Algorythme & intelligence artificielle (A&IA) se dote d’un nouvel employé (Villeneuve) dont le casting relève davantage d’un membre d’un club de motards. À grand coup de musique métal (pour le bon plaisir du maître de jeu Corriveau), le département de l’A&IA tente de développer de nouveaux essais qui nuiront très certainement au département du nucléaire. 

Conclusion

Par la marque de 48 à 17, les Blancs l’emportent sur les Pêches.

La semaine prochaine, la LIM vous offre une soirée spéciale avec le retour du Whose LIM is it anyway. Pour l’occasion, Guillaume Cholette-Janson fait un retour en tant que maître de jeu. C’est un rendez-vous au Temps d’une pinte, à compter de 20 h 00.

Étoile des Pêches : Louis-Étienne Villeneuve

Étoile des Blancs : Luc Massicotte

Étoile du maître de jeu : Rémi Francoeur

 

LIM-LUITR , la Valentisation de séries Netflix (ou pas)

Compte rendu de la soirée du 14 février 2017 par Katy-Ève Côté, joueuse des Pourpres.

Le soir de la St-Valentin était le moment propice pour sceller ce pacte d’amour entre la LIM et la LUITR (la ligue d’improvisation universitaire de Trois-Rivières). Après avoir été accueillie avec tendresse par la LUITR dans l’ambiance endiablée de la Chasse-Galerie, lundi soir, c’était à la LIM de recevoir leurs comparses dans l’atmosphère feutrée de la salle Louis-Philippe-Poisson.

Les troupes étaient composées de : Pascal Cholette « Charnel » Janson, Louis-Étienne « Libidinal » Villeneuve, Véronique « Gourmandise » Gagné, Laurence « Voluptueuse » Gélinas, Henri « Lascif » Morissette pour la LIM.

Et pour la LUITR : Alexandrine « Ardente » Piché Cyr, Célane « Affriolante » Dodier Côte, Vincent « L’ambrosiaque » Rainville, Jonathan « Roucoulant » Picard et Marc « C’est-ta soirée-ma-chanceuse » Lachance.

La rencontre s’est déroulée sous la conduite tendrement masochiste du sulfureux maître de jeu invité, Tommy Joubert dont le match était inspiré de ces dernières découvertes sur Netflix.

Coup de cœur de la soirée :

Simplement ceci.

Château médiéval, soir.

Reine (Gélinas) : J’ai entendu dire que vous partagiez des relations particulières?

Homme de la cour 1 (Villeneuve) : Oui, nous avons été amis à quelques occasions.

Monseigneur Frantoc (Cholette-Janson) : Oui, mais ce qui se passe en croisades reste en croisades !

Je ne peux aussi passer sous silence l’altercation entre deux bandits bas de gamme (Lachance et Cholette Janson) qui règlent leur problème à l’aide des précieux conseils d’un otage spécialiste en communication (Morissette).

Mise en scène de la soirée :

En mixte, un duo d’enquêteurs (Laurence Gélinas et Jonathan Picard) travaille sur une enquête tandis qu’entre eux subsiste un malentendu. Elle pense qu’il cherche à la tuer, alors que celui-ci souhaite plutôt l’inviter à sortir. Au profit d’une ambiance lourde, de judicieux usages d’apartés et de savoureuses répliques et de subterfuges costumés, dont Louis-Étienne déguisé en Véronique et jouant plus tard lui-même son jumeau (« les jumeaux du crime ») et Vincent en cadavre (magistral), cette impro s’est démarquée des autres. Voici quelques répliques à la carte :

Laurence: Je vous raccompagne ?

Jonathan : Non, c’est plutôt moi qui devrais vous raccompagner.

***

Véronique, alors en femme de ménage, mais qui était en fait Louis-Étienne, le premier jumeau, déguisé : Madame, j’ai trouvé ce cadavre dans votre appartement. Je l’ai appuyé sur la porte afin que je puisse terminer de nettoyer la salle de bain.

***

L-É : Vite, trouvez-moi une voiture !

Jonathan : Nous sommes à New-York, personne n’a de voiture !

Moment d’émotion :

Judith Samson, la reine des hot-dogs (Célane Dodier Côte) et son courage ont rempli mon cœur de tendresse. Cette improvisation montrait comment être mangeuse de hot-dogs professionnelle pouvait inspirer tout un chacun comme le dévoile cette réplique lancée par Alexandrine Piché Cyr : « À force d’y croire, on peut en manger. »

Surprise de la soirée :

Le résumé de cette impro parait bien simple : un vieil homme (Rainville) assis sur un banc qui déblatère sur ses souvenirs, souvenirs qui affluent à sa mémoire à partir des interactions avec les passants. Chaque joueur de la LUITR est passé devant l’homme en lui posant une question ou en lui faisant un  commentaire. Puis, un mot allumait le vieillard et le faisait partir sur des shires-soliloques … jusqu’à ce qu’on vienne le chercher pour le ramener à l’hôpital ! Une impro simple, mais fort bien exécutée.

Moment fort de la soirée :

Deux impros à facture asiatique ont tenu le public en haleine. Ces impros avaient tout pour plaire : un sage maître qui ne comprenait que les métaphores (Rainville), une disciple incrédule (Dodier Côte), un portail-vagin (Gagné) et des passes de kung-fu (Picard et Villeneuve) !

 Étoiles des équipes : Louis-Étienne Villeneuve et Jonathan Picard

Mention du maître de jeu : Vincent Rainville

Marque finale : Pas important – c’est l’amour qui est vainqueur, right?

Distinguer le vrai du faux!

Compte rendu de la soirée à travers les yeux de  Rémi Francoeur, joueur des Blancs.

Comme si elle y était vraiment, Samantha Bérubé a su diriger d’une main de maître (celle de Pascal Cholette-Janson) les joueurs dans un spectacle qui avait des airs d’un croisement entre Piment Fort, le Malade Imaginaire et la Trilogie des Dragons. C’est que la responsable des défis imposés et des pistes d’inspiration étant absente (sans doute sous une montagne de neige), ce fut son collègue des Jaunes qui prit les rennes de la soirée. Celui-ci, bien capable d’imiter celle-là, se permit sans doutes quelques folies de son cru.

Moments forts de la soirée:

Quand la musique appuie une improvisation, les joueurs semblent portés par une énergie hors de leur contrôle. Selon les directives de Samantha, pour la quatrième improvisation du match, non seulement les 30 premières secondes de l’impro devaient être que musicales, la chanson sélectionnée était obligatoirement la première de la playlist des équipes. Les pourpres nous ont servi une querelle de danse digne des plus beaux films d’ados où le temps  s’arrête pour apprendre des « mooves de booty » sur du ABBA. Quant à eux, les pêches nous ont amené, grâce à Careless Whisper, dans la fin d’un DEP en mécanique (celle où on répare des Kreinshafts?!?) où les relations inter-étudiants sont peut-être plus huileuses que certains ne le voudraient.

Moment coup de cœur de la soirée:

C’est avec brio et une belle complémentarité que les équipes nous proposés deux radio-romans bien efficaces! Alors que les pêches nous amenaient dans les belles années de Radio-Canada avec le Faubourg à la m’lasse, les pourpres nous ont amenés dans un conte piratesque où les farfadets peuvent guérir du scorbut. Un dans la lumière la plus globale et sans délicatesse, l’autre dans le noir le plus totale (même au bar!), même la mise en place des deux équipes nous annonçaient leur styles de radio-roman avec distinction.

La mise en scène de la soirée :

Qui dit inspiration asiatique, dit mise en scène calculée et effets visuels impressionnants! La femme fatale(littéralement) de Laurence Gélinas au centre, les cascades d’un Simon Bellerose survolté, la traduction entièrement faite par Alex Drouin et les jeux de lumières de notre technicienne nous ont permis de se croire en pleine Asie féodale pendant quelques minutes. Cette merveille pour les yeux s’est terminé avec un « Ni how miaw! » – traduction : « Le cœur d’une femme n’est pas aussi facile à prendre! »

La surprise de la soirée :

L’évolution de la terminologie boulangère est impressionnante! C’est dans une improvisation biographique que la joueuse Côté, des pourpres, nous a expliqué la provenance du nom du pain tranché, ou presque. On a donc su que la contraction linguistique aurait évolué ainsi : « bout de fesses, bout’d’fesse, boutfess, TOAST »!! Belle impro, belles folies, beau champ lexical!

Le moment d’émotion de la soirée :

Les pêches sont sensibles, ça se voit à leurs comparés. C’est avec la présentation, par Luc Massicotte du premier manuscrit biographique d’un voyageur-auteur (Vincent Rainville) ayant laissé sa première amoureuse (Élodie Mongrain) dans le deuil qu’ils ont su nous faire lever les poils sur les bras. Toute en précision, fluide et bien campée, cette improvisation sensible nous a fait prendre le train vers une nostalgie envoûtante! Fallait y être…

Une improvisation marquante :

« 5-4-3-2-1 » ou le décompte de la mort! En mixte, les joueurs nous ont proposés un univers où les gens pouvaient (ou pas) mourir suite à leur propre décompte de leur cinq dernières secondes. Super-héros aux allures québéco-fantastiques, le duo Bellerose-Rainville a traversé tout un périple de décomptes mortels pour y être pris eux-même! Curieusement, c’est cet univers qui commença et termina le match… Était-ce une prédiction de la mort (ou pas) de cette soirée mémorable?

Peut-être plutôt une prédiction de la véritable surprise de la soirée; le public a tranché par la marque de 18 à 23 en faveur des Pêches. Les Pourpres marquèrent ainsi une première défaite à leur saison. Enfin, maintenant un classique à Trois-Rivières, la rencontre entre la LIM et la Ligue Universitaire d’Improvisation de Trois-Rivières (LUITR) aura lieu la semaine prochaine. En effet, lundi 13 février, la LUITR nous accueille à la Chasse-Galerie alors que mardi 14 février, ce sera notre tour de recevoir les joueurs universitaires à la salle Louis-Philippe Poisson! En cette semaine d’amour, d’amitiés et d’affections, amenez donc votre valentin voir de l’impro!

Étoile des Pourpres: Katy-Ève Côté
Étoiles des Pêches : Laurence Gélinas
Mention du-de la- maître de jeu : Alex Drouin

Du besoin de débaucher l’art baroque

Compte rendu dans les yeux de « Robert Lévesque » Massicotte

Du besoin de débaucher l’art baroque

Par une froide soirée de janvier, les amateurs d’impro se rassemblaient à la Maison de la culture de Trois-Rivières pour assister à une soirée sous la direction de Stéphane Corriveau.

  • « Ça vous tenterait pas de regarder ça sur un Facebook live à place? »
  • « Non. »
  • « Vous savez qu’on ne sait pas ce qui sortira de cette soirée, que les comédiens ont AUCUNE idée de ce qu’il vont faire. »
  • « C’est ça qui est intéressant. »
  • « Vous êtes des révolutionnaires! »

Quelques moments forts de la soirée

On assista à plusieurs « flash » qui méritent notre attention : un  couple formé de Tanguay et Côte se faisant arrêté par un policier alors qu’il dansait un « slow » retrouvailles; la réplique de Cholette-Janson : « je t’échange tout’ mon chocolat contre ma vie » ou l’interprétation douloureuse de l’hymne canadien d’Hélène Martin.

Moment coup de cœur de la soirée

La critique a particulièrement aimé l’intrigue mafieuse à saveur italienne, qui prenait sa racine dramatique dans un Paccini. Peut-on perdre son amour au profit d’un parrain tout puissant?

La mise en scène de la soirée

On assistait une à une mise en scène rappelant vaguement l’esthétique épique-postmoderne lorsque les Jaunes ont proposé une espionne russe (Bérubé) parachutée en pays hostile. Elle repoussait de multiples menaces, toutes interprétées par Garneau, évoquant, en pantomime, tantôt un hélicoptère, tantôt un char d’assaut qui explose.

Les surprises de la soirée

Les improvisateurs Villeneuve et Cholette-Janson, incarnant les jumeaux adultères, qui tentent de parler en même temps à chacune des répliques, exhibant au public un jeu de défis réciproques. Un exercice de style rafraîchissant!

Autre surprise en se retrouvant dans une improvisation jouée par les Jaunes, au cœur d’un orchestre symphonique. Un étonnant musicien se donne le loisir d’expérimenter un instrument nouveau : un tuyau de PVC dans lequel on souffle pour en ressortir un bruit qui bouleverse les conventions classiques de ses acolytes.

 Une improvisation marquante

Un père, bien intentionné, doit malgré lui faire l’éducation sexuelle de sa fille adolescente. Il décide de visionner en famille la série « Games of thrones » afin de lui inculquer des exemples et contre-exemples. Les effets d’éclairage sur cette improvisation et l’apport de la musique dirigée par les joueurs ont apporté beaucoup de profondeur à cette improvisation.

Conclusion

Cette soirée d’improvisation a mis en lumière le jeu distinctif de la LIMauricienne : la cohabitation des codes théâtraux assumés et des cabotinages ironiques.

C’est dans une euphorie raisonnable que cette soirée se termine par la marque de 40 à 19 en faveur des Jaunes.

Étoile des Jaunes : Louis-Étienne Villeneuve
Étoile des Blancs : Hélène Martin
Étoile du maître de jeu : Jocelyn Garneau

De la gobelimpro comme il s’en fait peu!

Compte rendu de la soirée à travers les yeux de : Samantha Bérubé (Jaunes)

Pourpres et Blancs se rencontraient pour la 2e fois cette saison, cette fois sous la main de maître de Benoit Pedneault, maître de jeu en cette soirée où joueurs et public ont bravés Mère Nature pour se rendre à la salle Louis-Philippe-Poisson de la Maison de la culture. Résultat de cette rencontre Pourpres/Blancs ? Un spectacle bien rigolo où les deux équipes ont su établir de beaux univers singuliers et précis en improvisation comparée et créer des histoires rocambolesques en mixte.

Moments forts de la soirée: Les Pourpres ont clôturé la soirée par le moment le plus marquant. Que faire lorsque vos enfants réclament une berceuse pour s’endormir ? Un rap! C’est ce qu’il se passe lorsque le joueur DROUIN veut faire plaisir à ses enfants (POTVIN & PLEAU). Cela se corse un peu lorsque sa maîtresse (CÔTÉ), aussi prostituée, embarque dans la cadence.

Moment coup de cœur de la soirée: Je décerne mon coup de cœur de cette soirée à une improvisation de l’équipe des Blancs. Au royaume des gobelins puants, c’est la grande journée de l’investiture du nouveau roi, le gobelin Tas de pue (TANGUAY). Celui-ci décide de débuter son mandat en volant les pièces d’or de tous ses sujets et en prenant pour épouse une elfe (DODIER). Il ne sera pas si facile de convaincre la belle d’épouser un individu si laid et puant. Tous les arguments sont bons pour assurer une descendance de goblelf au royaume. Dans cette improvisation, les joueurs nous ont amenés dans un univers original et intéressant, avec humour et précision.

 La mise en scène de la soirée : Saviez-vous qu’il est possible de voyager dans le temps ? L’équipe des Pourpres l’a fait plusieurs fois ce soir. Afin de faire un peu d’argent, deux amis (POTVIN et DROUIN) décident de retourner dans le temps et de placer leur maigre fortune à un très bon taux d’intérêt. 0,42$ à 1000% de taux d’intérêt, ce n’est pas rien ! Les joueurs ont performé toute une succession d’aller-retour en son et lumière entre 2017 et 1983 (selon l’évaluation que le joueur POTVIN à pu faire des cheveux crêpés). Petite mention à l’adorable commis au comptoir (PLEAU) qui, définitivement, est une mauvaise employée bancaire.

 La surprise de la soirée : Deux improvisations ont retenu mon attention. Tout d’abord, celle des Pourpres dont le personnage central était Bungalow le bungalow (CÖTÉ). À travers une succession d’évènements, nous avons eu la chance de connaitre une parcelle de la vie de se bungalow féminin, sensible de ses pentures et avec un peu de rancœur au foyer. D’un autre côté, les Blancs ont su nous surprendre en interprétant un trio de dauphins tout à fait crédible. Quand le gouvernement et Green Peace décide de remettre Elron le dauphin (FRANCOEUR) dans le Fleuve Saint-Laurent, ça barde dans l’aquarium. Une chance qu’Elron peut compter sur l’appui de ses amis (TANGUAY et DODIER).

Le moment d’émotion de la soirée : Les moments touchants n’étaient pas en abondance ce soir. Nous avons eu de la qualité, à défaut d’avoir de la quantité. L’équipe des Blancs nous ont présenté le portrait d’un homme (FRANCOEUR) convaincu qu’il ne vaut rien. Cet ancien employé d’usine se fait convaincre par une éditrice (DODIER) d’écrire un livre sur sa vie ordinaire. Ce livre va toucher et changer la vie de plusieurs.

Une improvisation marquante : Les meilleurs étudiants de la Mauricie sont appelés à devenir médecin. Lors d’un cours d’initiation à la médecine, un médecin (VILLENEUVE) formé en Thaïlande leur fait de grandes révélations. Saviez-vous que le cerveau est en réalité un petit alien qui vous manipule ? Que le pancréas est un mensonge ? Une supercherie inventée par le gouvernement ? Qu’il s’agit en réalité d’œufs extraterrestres ? Par chance que le joueur Villeneuve a à cœur l’éducation populaire, la Thaïlande et les études du paranormal. Une prodigieuse carrière de professeur l’attend certainement, lui qui a un savoir, pour le moins étonnant.

Conclusion :

Je ne sais pas si c’est la neige et la fermeture des écoles de la région qui ont donné de l’énergie aux joueurs, mais nous avons eu droit à un spectacle des plus dynamique et énergique ! Finalement, après un vote presque égal en première partie, ce sont finalement les Pourpres qui l’ont emporté. Venez nous voir la semaine prochaine, alors que les Jaunes rencontreront l’équipe des Blancs.

Étoiles des équipes : Alex Drouin et Rémi Francoeur
Mention du maître de jeu : Simon Potvin

Le mardi 31 janvier prochain, les Blancs seront encore sur scène, cette fois face aux Jaunes. 

La noce suédoise

Compte rendu de la soirée du 17 janvier 2017 par Katy-Ève Côté, joueuse des Pourpres.

Pour le premier match de l’an 2017, la LIM a présenté un match spécial « Dans le décor de… ». En effet, l’espace scénique habituel a laissé place aux décors de la prochaine production du Théâtre des Nouveaux Compagnons (TNC) : La Noce. Sur un très long podium se trouvait une tout aussi longue table d’honneur habillée de nappes blanches, encadrée de deux colonnes à chaque extrémité. En plus de cette potentielle zone de jeu, s’ajoutait un espace libre, à l’avant, au même niveau que les spectateurs, qui donnait un second espace scénique.

Jouer dans ce type de décor peut être perçu comme une contrainte, mais il s’agit surtout d’une occasion idéale pour nos improvisateurs de mousser leur créativité. Comme le disait Corneille, le chanteur, sous l’influence d’une bonne pinte de cidre « À improviser sans péril, on joue sans gloire. » Le tout était mené par notre maître de jeu en résidence, Stéphane Corriveau, qui avait choisi sous le thème de la Suède (le pays) pour chapeauter ce match.

Coup de cœur de la soirée :

Mes goûts pour les choses qui s’écrivent m’ont prédisposée à triper sur la toute première impro des Pêches. Rainville en tant qu’auteur en panne d’inspiration se fait proposer les services de muse d’Élodie Mongrain. « Je peux vous aider, j’ai déjà été muse pendant mes études. » L’auteur, hésitant devant la proposition, se fait expliquer qu’il n’y a rien de grave là-dedans que « c’est juste de la prostitution intellectuelle. »  La dernière phrase (de l’improvisation et de l’argumentaire) a fini de convaincre le scepticisme de l’auteur : « Faike, j’te muse-tu ou j’te muse pas ? »

Mise en scène de la soirée :

Deux improvisations lors desquelles le décor de La Noce a été mis de l’avant méritent de recevoir la mention de mise en scène de la soirée. La première se déroulait dans un château médiéval où la Reine (Mongrain), d’abord cachée sous la table royale, appelle son Ménestrel (Garneau) afin de lui demander son aide – un Dignitaire (Cholette-Janson) va tenter d’assassiner le Roi (Massicotte). Le ménestrel Garneau ne sachant que chanter et raconter ses histoires a utilisé son talent pour donner des prestations spontanées entre le Roi et le Dignitaire pour éviter son assassinat. Il chantait à l’aide « de ce cône qui fait beaucoup d’éco », dira le Roi (Massicotte) en parlant du micro utilisé par Garneau. Les différents espaces ont été bien utilisés pour séparer différents lieux entre le Roi qui revenait de ses croisades, la rencontre louche entre le Dignitaire et ce dernier et les conciliabules entre la Reine et son Ménestrel.

Dans la seconde improvisation (mixte, elle aussi), les joueurs Morissette et Cholette-Janson ont utilisé la table en tant qu’un grand cercueil d’un homme tout aussi long. Sa longueur lui avait permis (de son vivant) de travailler dans un cirque, ce qui, ce faisant, laissait en deuil une myriade de personnages burlesques (son très grand fils de trois ans, son collègue nain et sa femme à barbe).  Belle idée que de tenter de porter ledit cercueil au cimetière où des fossoyeurs épuisés (Rainville et Massicotte) n’en finissaient plus de creuser la fosse.

Moment d’émotion ET surprise de la soirée :

J’ai d’abord été émue par une prestation comico-tragique de Carignan et Massicotte incarnant un couple désuni. Il semble que ce qui était, de prime abord, un projet de couple n’en était pas vraiment un. Le ton réaliste a été tout à fait renversé par l’entrée de Jocelyn Garneau, venu se faire masser. Utilisant la nappe pour se couvrir (ce qui a été le seul torse nu de la soirée), Garneau s’est trouvé pris au cœur de la dispute du couple : une séance de massage loin d’être relaxante, finalement.

 Moment fort de la soirée :

Sans doute, ce qui a été un des éléments les plus forts de cette soirée a été le flot de répliques vives et mordantes lancées çà et là par l’ensemble des joueurs des Pêches et des Jaunes. Elles étaient prononcées à une telle vitesse que j’en riais trop fort et que mes notes sont illisibles. Ces répliques se sont déroulées dans des situations telles que du potinage mesquin après une réception de mariage (Bérubé et Carignan), d’une conférencière spécialiste de l’art médiéval qui se fait rabrouer par ses auditeurs (les Pêches), d’un serviteur (Morisette) qui fait accidentellement jouir la femme (Mongrain) de son maître (Massicotte), de deux matchs endiablés de Dance Dance Revolution (Jaunes) et de bowling (Pêches)… Tout ça pendant la même soirée.

 Étoiles des équipes : Luc Massicotte (Pêches) et Jocelyn Garneau (Jaunes)
Mention du maître de jeu : Élodie Mongrain (Pêches)
Marque finale : 32 à 29 pour les Jaunes

Ma ligue est un jardin de rires

Compte rendu de la soirée du 13 décembre 2016 par Vincent Rainville, joueur des Pêches.

Mardi dernier, pour une dernière fois en 2016 et pour une toute première fois dans l’espace-temps de la vie (puisque chaque moment est unique, surtout à la LIM), la Ligue d’improvisation mauricienne a foulé la scène de la salle Louis-Philippe-Poisson. Forte de son énergie électrisante, l’équipe des Pourpres affrontait la précision de celle des Jaunes. Après une absence de plus d’un mois, la joueuse et capitaine Samantha Bérubé a fait un retour en force dans l’alignement des Jaunes alors que les Pourpres, devant se passer de Simon Potvin et Simon Bellerose, sont allés repêcher Jean-François Gendron-Bussières (LALIG, LIVE) en renfort.

Moment Fort: Le moment le plus fort de la soirée est aussi celui qui est venu clore le spectacle par une prestation à couper le souffle de la part des Jaunes. Dans une improvisation historico-futuriste se déroulant en l’an 2248, le spectateur s’est vu transporté dans un univers où l’histoire a été réécrite. On apprend alors qu’Hitler aurait été tué par César et que les Romains domineraient l’Amérique. De ce fait, les Wisigoths, les Ostrogoths et les Vandales n’auraient jamais existés et les Maures domineraient en bonne partie l’Europe. C’est dans ce contexte historique que Poudingkah (Alexandra Carignan), une gladiateure de renom, sera envoyée sur Mars par l’empereur (Pascal Cholette-Janson) afin de combattre les puissances Aztèques qui menacent leur Empire.

Moment coup de cœur de la soirée: Alors que Pascal Cholette-Janson honorait l’univers anglo-western en chantant au micro, les deux protagonistes (Alexandra Carignan et Samantha Bérubé), déstabilisées par l’excellence de la prestation country, ont eu bien du mal à cacher leurs fous rires…Jamais un simple foulard et de percutants rayons de soleil qui obligent à plisser les yeux n’auront été aussi salutaires sur l’improvisoire.

La mise en scène de la soirée : C’est sous une douche de lumière que les jumeaux Pierrette (Alexandra Carignan) et Pierre (Jocelyn Garneau) apprendront la mort de leurs parents et devront alors déménager chez une tante peu connue de la famille. C’est dans une ambiance de maison hantée bien réussie que les deux orphelins feront la connaissance de leur tante aux idées saugrenues (Samantha Bérubé)…  

La surprise de la soirée : Je n’étais pas au courant que l’on pouvait perdre un bras dans un accident de boîte à pain….c’est pourtant bel et bien ce qui est arrivé au joueur Alex Drouin.

Le moment d’émotion de la soirée : Un vendeur de voitures à court de ressources (Jean-François Gendron-Bussières) face à l’acheteur le plus indécis du monde (Pascal Cholette-Janson), des personnages complexes, une moto et une tension sexuelle inavouée auront su faire de cette improvisation un moment touchant.

Étoiles des équipes : Samantha Bérubé et Jean-François Gendron-Bussières

Mention du maître de jeu : Pascal Cholette-Janson

Marque finale improbable: 16 à 16 pour les……