Le temps des séries… même en été!

En ce début juin, nous arrivons déjà à la fin de nos matchs, dans le cadre des événements La LIM reçoit, événements pendant lesquels la LIM reçoit, comme son nom l’indique, des joueurs de ligues extérieures. Ces matchs sont toujours de bons moments et, si nous regrettons déjà le temps passé, qui annonce la fin de ces rencontres, nous en conservons immanquablement un bon souvenir année après année.

En toute franchise, nous étions tous fébriles et heureux de recevoir la Ligue d’improvisation de Québec (LIQ) pour cette dernière rencontre. Cette ligue, composée de joueurs talentueux, ne nous avait envoyé rien d’autre que la crème de la crème concernant ses joueurs invités pour venir rencontrer la LIM. Laissez-moi vous résumer les grandes lignes de cette rencontre haute en couleurs, qui se déroulait sous le thème des séries, gracieuseté de notre maître de jeu de la soirée, Stéphane Corriveau.

Le moment fort de la soirée

Il va sans dire que l’un des moments marquants du match a été cette histoire de la LIM dans laquelle deux chums de gars (Luc Massicotte et Jocelyn Garneau) assistent à un combat de UFC. Dans un moment intense de joie, l’un des deux tente une manœuvre portant un brin à l’ambiguïté sur son copain… en vain.

Un léger malaise s’installe.

Un serveur arrive, il constate le malaise.

S’ensuit une déconstruction habile des stéréotypes liés à l’homosexualité, sauf peut-être un : le fait d’être homosexuel est nécessairement associé à un régime végétarien (cela semble aller de soi, à tout le moins, dans l’histoire).

S’ensuit un hamburger au quinoa.

À la suite de cette, disons, joute oratoire, le serveur part, laissant les deux hommes seuls.

Dans un autre moment de joie, les deux hommes s’embrassent. La tension est dénouée; les passions, apaisées.

Une question, néanmoins, demeure : est-on nécessairement végétarien si l’on est homosexuel? L’inverse est-il aussi vrai? Allez savoir…

Le moment d’émotion de la soirée

La LIQ nous a offert un beau moment de nostalgie. Une petite famille (Louis-Olivier Pelletier, Remy Pelletier et Julie Côté-Cyr) fouille ses boîtes à la recherche d’articles à vendre en vue d’une vente de garage. C’est dans le cadre de cette vente de garage que le public a pu (re)découvrir, avec émotion, les jouets des années 90-début 2000 : les pugs, les tamagochis, les hackys, un sac à dos des Teletubbies, le jeu de Light Bright, les « miniskates », etc.

Mais ce qui a été le plus émouvant, au-delà de cette enfance retrouvée par le grand enfant de 36 ans, c’est, passé les règlements de comptes, l’union d’une famille face à l’adversité des anciennes chicanes et… du matériel en général.

Le moment coup de cœur de la soirée

Mon moment coup de cœur de la soirée est assurément une improvisation où se retrouvaient les trois filles (Ève Dufour-Savard, Julie Côté-Cyr et Anaïs Jalbert) de la LIQ. Elles incarnaient trois chums de filles qui se réunissent pour discuter de leur nouvelle flamme respective. Elles s’énervent, parlent de leur nouveau kick, qui semble avoir tout pour lui. Pour citer l’une d’elle : « Je le trouve tellement beau que je pourrais quasiment être enceinte! »

C’est donc l’euphorie, jusqu’à ce qu’elles nomment leur nouvel amoureux : Frank, Franky, François… S’agit-il de triplés ou du même homme? Il y a définitivement anguille sous roche!

Pour citer une dernière fois l’une des joueuses, à la description de leur amant respectif : « Si j’ai bien appris quelque chose dans les films, c’est qu’une tache de naissance, ça ne ment jamais! » Tout est dit.

La mise en scène de la soirée

La mise en scène de la soirée revient à une improvisation en apparence toute simple, du moins au début. Une jeune femme (Élodie Mongrain) désire retourner son livre à la bibliothèque, sous l’œil menaçant du bibliothécaire (L.-O. Pelletier) bien installé sur sa chaise. La prestance du bibliothécaire, alliée aux effets d’ensemble des visiteurs de la bibliothèque (les autres joueurs), ont créé et posé une atmosphère et un ton à la fois menaçants, mais néanmoins risibles. L’effet y était!

Vous n’imaginez pas, ainsi, l’opprobre que l’on peut s’attirer pour un simple livre en retard! Vous êtes dorénavant avisé. Prenez garde aux bibliothécaires juchés sur une chaise.

La surprise de la soirée

La surprise de la soirée revient à une improvisation qui se passe au Moyen-Orient. Dans un tout autre contexte que ce ne sommes habitués de voir, nous avons assisté au réveil d’une jeune femme (Ève Dufour-Savard) qui avait été sauvée d’une explosion par un jeune arabe (Louis-Étienne Villeneuve). Entremêlant la fuite de la jeune femme avec le jeune homme et sa recherche par les policiers, cette improvisation a rappelé à la fois toute l’intolérance mais aussi toute l’humanité dont les hommes sont capables en situation de crise.

Une improvisation marquante

Sans aucun doute, l’improvisation marquante de la soirée a été celle qui se déroulait en deux temps et qui présentait, à la manière d’une série télé, un jeune jockey, son entraîneur et sa jument. Introduite par un thème musical, comme toute bonne série, cette improvisation a été riche en rebondissements. En effet, entre les huit (!) frères McCormick – les rivaux, incarnés brillamment par le joueur Garneau –, Don Tortellini – le mafieux – et Dame Nature – qui se passe de présentation – le jeune jockey a vécu maintes aventures afin de remporter la course et de sauver, plus que tout, sa jument. Mentionnons par ailleurs la présence de Robert Lepage lui-même (Massicotte) pour commenter le tout à la fin.

En conclusion, nous avons eu droit, il n’y a pas à dire, à une très belle soirée d’improvisation! La cohésion était au rendez-vous entre les deux équipes : elles ont su composer des histoires drôles, rythmées et originales. Vraiment, joueurs de la LIQ, vous revenez quand vous voulez! Ce sera toujours un plaisir de vous accueillir et de créer avec vous.

La semaine prochaine, la LIM se déplace au musée Boréalis. Une fois de plus, les improvisateurs vous feront découvrir sous un nouveau jour ce musée qui relate tout un pan de l’histoire trifluvienne. Venez entendre les récits que ces lieux inspireront aux improvisateurs. Gageons que les comédiens de la LIM sauront une fois de plus vous surprendre!

Pssitt! Il y aura aussi la prochaine édition du Tournoi d’improvisation pas d’improvisation juste de la balle-molle (TIPI) de la LIM au mois d’août. Surveillez prochainement la page Facebook de la LIM pour plus de détails à ce sujet. Si vous rêvez de voir votre joueuse ou votre joueur préféré frapper un coup de circuit ou encore vous servir un hot-dog, cet événement est tout indiqué pour vous!

Score final
LIQ : 19
LIM : 18
La LIQ l’emporte donc par un vote!

Étoile du côté de la LIM : Luc Massicotte
Étoile du côté de la LIQ : Julie Côté-Cyr
Étoile du maître de jeu : Jocelyn Garneau

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